Entretiens Portraits

Portrait de militant.e : Chimène Siredey

Après les grandes vacances, Poitiers retrouve les étudiant.e.s. Le défilé des camions de déménagement fait place aux premiers cours magistraux. Pour ce portrait militant de rentrée, nous vous proposons de découvrir Chimène Siredey, depuis trois ans coordinatrice départementale des jeunes communistes de la Vienne. Elle est étudiante en théâtre à Poitiers et travaille à côté de ses études. 

La Vienne Démocratique : Comment es-tu venue au militantisme ? 

Chimène Siredey : J’ai grandi dans une famille communiste. Des militants de longue date, qui sont très investis dans la vie politique et culturelle de notre village. Forcément, lorsque l’on grandit dans une maison où se déroulaient les réunions de cellule du parti communiste du gençéen, on finit par se poser des questions sur le monde dans lequel on vit. Les réponses politiques je les ai très vite trouvées dans la JC. J’y ai vu un moyen d’agir tous les jours concrètement contre les inégalités que m’avaient révélées l’engagement de mon cercle familial.J’y ai aussi trouvé une famille militante, doté d’un grand sens de la fraternité et de la camaraderie. 

VD : Quelle action t’a le plus marquée dans ton expérience militante ? 

CS : L’action qui m’a le plus marquée dans mon militantisme à la JC était la manifestation que nous avions organisée à Civray pour le maintien des animateurs culturels dans les lycées. Le petit groupe de militants communistes que nous formions dans notre lycée avait réussi à regrouper plus de 500 lycéens à une manifestation, dans une ville qui avoisine les 2500 habitants, en milieu rural qui plus est. Nous étions très fiers de nous, et cette action, pour partie victorieuse, nous a appris qu’il était possible de  mener et de gagner des combats locaux. C’est le genre d’action qui donne tout son sens au militantisme quotidien des jeunes communistes.

VD : Que représente pour toi le mandat de coordinatrice départementale du MJCF ? 

CS : Le mandat de coordinatrice départementale c’est de coordonner l’activité militante et politique de la fédération, mais c’est aussi créer le cadre du débat démocratique au sein de notre organisation. En cela, c’est une tâche qui implique une grande responsabilité vis-à-vis de la confiance des camarades.

VD : Quels sont les objectifs de votre mouvement pour cette rentrée ? 

CS : On veut créer des structures militantes au plus près des jeunes, de leur lieu de vie, d’études ou de travail. Les jeunes s’intéressent à la politique, et ne sont pas indifférents à la passivité de nos dirigeants vis-à-vis de l’avenir de précarité et de crise environnementale sans précédent qui se présente à nous. La JC doit être le lieu où chaque jeune peut organiser sa colère, des structures militantes doivent se créer partout pour que la JC devienne l’organisation de jeunesse de référence du département. On mènera la bataille pour la suppression  de Parcoursup, qui chaque année trie les élèves à l’entrée de l’université et broie des aspirations et des rêves. Nous serons aux côtés des étudiant.e.s de la Vienne pour lutter contre la précarité. Nous mènerons à la fois la bataille nationalement en revendiquant la création d’un revenu étudiant, et localement en menant des luttes et en organisant la solidarité à l’intérieur de la fac, et des cités universitaires. Nous tenterons aussi de faire enfin aboutir notre campagne pour que Marwan Barghouti soit fait citoyen d’honneur de la ville de Poitiers. Avec la récente évasion des 6 prisonniers politiques de la prison de Gilboa, un vent de liberté a traversé la Palestine. Nous devons nous servir de ce moment pour montrer que la libération des prisonniers politiques palestiniens est une condition sine qua non d’un processus de paix en Palestine. La rentrée politique s’annonce aussi chargée en lutte (contre la réforme des retraites, celle de l’assurance chômage…) et les jeunes communistes de la Vienne en seront bien sûr partie prenante.

VD : Un message pour l’avenir ? 

CS : Nous savons que les années à venir seront riches en défis à relever sur le plan social et environnemental. Pour ça, quoi de mieux qu’une jeunesse consciente de la gravité de la situation et déterminée ? Et si “le communisme est la jeunesse du monde”, adhérer aux jeunes communistes prend d’autant plus de sens.

Entretien réalisé par Samuel Franceschi

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