Éditoriaux

Faire face

La pandémie, conséquence directe des bouleversements écologiques et de la mondialisation capitaliste a fait se poser au monde entier des questions qu’il refusait parfois d’envisager : les crises de notre société capitaliste sont bien réelles tout comme les limites physiques de la planète et des écosystèmes. Pire elles peuvent se conjuguer et entrer en résonance avec des conséquences désastreuses pour les humains. Comment y faire face, comment éviter les désastres… ?

La situation nous oblige à chercher des réponses urgentes car les conséquences sont déjà dramatiques pour les peuples du monde entier mais aussi parce que les réponses qui sont apportées aujourd’hui ne font qu’aggraver la situation.

La bourgeoisie profite de la crise, c’est sans aucun doute. Les chiffres donnent le tournis : 40 milliards d’euros de dividendes ont été versés par les entreprises du CAC40, la fortune des milliardaires à de nouveau progressé en 2020 et c’est même en France que la progression est la plus importante. S’il fallait encore le prouver, ce gouvernement « quoi qu’il en coûte aux Français » a pour seule ambition de servir une poignée de parasites : ce sont eux les séparatistes ! Cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises, démantèlement des services publics, attaques contre les droits et les libertés, répression des contestations… Pour Macron et ses amis c’est clair, l’ état doit être au service du capital.

Nous voulons décider de la manière dont nous affronterons les périls qui sont devant nous.

C’est à l’inverse de cette logique qu’il faut aller. Oui nous voulons décider collectivement, avoir comme boussole la satisfaction des besoins, comme visée le bonheur, l’émancipation. Nous voulons décider de la manière dont nous affronterons les périls qui sont devant nous. Et ce n’est certainement pas à la manière des capitalistes pour qui développement et progrès sont indissociables de l’exploitation, des dominations, de la production et de la consommation anarchiques. Ce n’est pas non plus en cédant au fascisme, au tous contre tous. Nous voulons au contraire libérer les potentiels enfermés aujourd’hui dans l’« homme libéral », pour généraliser la coopération, l’entraide, la mise en commun à tous les niveaux en mettant les formidables moyens dont nous disposons au service de la santé et de la sécurité de chacun, de la satisfaction des besoins.

Ces choix différents sont possibles, si les luttes progressent et si le peuple vote pour les porter déjà dans les prochaines échéances électorales.

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