Janvier 2026. L’heure est aux vœux, rituels de passage où l’on feint de croire que le calendrier suffit à changer le destin. Si nous ne devions en formuler qu’un seul, un vœu qui porte en lui la force de la survie et l’exigence de la justice, ce serait celui-ci : renverser, par l’exercice des moyens dont dispose encore le peuple, les dirigeants dont l’ambition ne s’écrit plus qu’en lettres de sang et de feu. Car nous assistons au retour le plus belliciste de l’action des puissances impériales, qui sacrifient la paix pour les peuples du monde.
Les brutalités que Donald Trump déploie sur le sol états-unien ou même les perversités mises en lumière dans les “ Epstein Files ” auraient déjà dû suffire à le bannir à jamais de l’histoire. Mais à la tête de la première force militaire du monde, il semble aujourd’hui prêt à embraser la planète, à commencer par le continent sud-américain.
Solidarité avec le peuple Vénézuélien attaqué
Avec le rapt du président Nicolás Maduro et de son épouse, la Maison Blanche a passé un cap, elle ne tolérera plus aucune indocilité au sein de l’espace qu’elle considère comme son pré-carré. La menace a même été formulée explicitement pour le reste de la région, tout particulièrement pour Cuba. N’en déplaise à Emmanuel Macron dont les déclarations nous humilient, Trump n’a même jamais prétendu agir pour la démocratie ou la liberté. Il ne cache rien de ses desseins : le Venezuela est une terre de pétrole et donc de convoitises pour le capitalisme états-unien.
Il est temps de nommer les choses : du Congo à la Palestine, de l’Ukraine au Vénézuela, des forces sont prêtes à tout pour s’assurer le maintien ou la conquête d’une hégémonie économique, politique et sur les ressources de territoires. Elles n’ont que faire d’y semer le chaos et la mort tant que les capitalistes y trouvent leur intérêt.
Ce qui ne se profile plus à l’horizon, mais frappe déjà à notre porte doit se voir opposer notre refus catégorique, pour protéger l’humanité. Si les appétits de quelques-uns menacent l’existence de tous, alors la résistance devient un impératif de survie. La situation exige des peuples, des progressistes du monde entier, la solidarité avec le peuple Vénézuélien attaqué. Ceux qui ont su, par le passé, mettre fin à des tyrannies et bâtir des alternatives doivent nous inspirer pour que 2026 soit l’année de l’anti-impérialisme, de la lutte pour la souveraineté et l’autodétermination des peuples, de la coopération internationale.
Cécillia Flusin,
membre de l’exécutif départemental

