Louis Gauffier, Jeune homme avec son chien
Né à Poitiers en 1762, Louis Gauffier attire vite l’attention pour ses qualités en dessin.
Enfant d’un milieu social modeste, un noble aurait financé sa formation parisienne jusqu’à son départ pour Rome en 1784 après avoir brillamment reçu le grand prix.
L’Italie mère des arts où, hélas, il mourra prématurément en 1801, sans doute de tuberculose.
Grand portraitiste, il préfigure avec ses fabuleux paysages et ses peintures en plein air ce que sera l’art du XIXe siècle.
Vraiment, une très belle exposition à regarder paisiblement.
Je t’invite, si tu le veux bien, cher(e) camarade, à un petit jeu auquel je m’adonne dans beaucoup de musées : Avec le portable (ou appareil photo sans flash) « zoomer » dans les toiles (sans déclencher l’alarme) pour découvrir la beauté d’un visage, la douceur d’un tissu ou cadrer d’autres détails qui prennent alors toute leur texture et finesse d’écriture.
Une très grande leçon d’un frère artiste d’avant, emporté trop jeune dans une société entre ancien régime et bouillonnement révolutionnaire d’une République qui se cherche.
Chapeau bas…
Gilles Fromonteil