Les associations de solidarité sont de plus en plus sollicitées par des personnes ou des
familles qui se retrouvent à la rue, « bénéficiant » ou pas du 115.
Nous demandons au Préfet de faire respecter la loi, de prendre en urgence des me-
sures pour assurer de manière permanente un accueil digne de toutes les personnes à la rue,
quelque soit leur situation.
Nous demandons au département de rétablir l’allocation mensuelle temporaire à 250
€ par mois pour les primo arrivant.es.
Nous nous adressons à la municipalité de Poitiers parce qu’il existe de nombreux
logements vides dont certains pourraient être mis à la disposition du «115» afin de répondre
à la détresse sociale de nombreuses familles.
A Poitiers : un hébergement d’ur-
gence sous-dimensionné et inadapté
n Malgré son augmentation, le nombre de places
en hébergement d’urgence (après appel au 115)
reste insuffisant et chaque soir des personnes dor-
ment à la rue.
n Les personnes hébergées la nuit (mais à la rue de
10h à 16h30) ne le sont pas tout le temps faute de
place.
n L’insuffisance des places s’accompagne donc
d’une discontinuité dans l’accueil augmentant la
précarité.
La loi prévoit un droit in-
conditionnel à l’accueil d’ur-
gence :
«toute personne sans abri en si-
tuation de détresse médicale,
psychique et sociale a accès à tout
moment à un dispositif d’héber-
gement d’urgence»
(art. L.345-2 -2 du Code de l’Ac-
tion Sociale et des Familles)
Et pourtant la loi...è
Mais la situation des personnes migrantes est rendue toujours plus difficile
par leur maintien dans un état de précarité totale. Pas de papier c’est pas de
logement, pas de travail, pas de droits sociaux... La seule solution est la ré-
gularisation des celles et ceux qui le demandent et la liberté d’aller et venir.
Quels que soient sa nationalité, sa situation
administrative, son âge, son genre, aucune
personne ne doit se retrouver à la rue.
Selon le dernier rapport de l’UNICEF 2300 enfants dorment à la rue en France. Tous les
soirs, à Poitiers, des dizaines de personnes dorment à la rue. Qu’elles soient françaises ou
immigrées avec ou sans papiers. Qu’elles soient mineures ou majeures. Qu’elles soient cé-
libataires ou en famille avec ou sans enfants. Qu’elles soient en demande d’asile ou pas.
collectif poitevin
A l’appel de nombreuses organisations une manifestation aura lieu le samedi 7 novembre
à 14h30 place de la mairie suivie de débats, discussions, goûter et animations au Local rue
St Pierre le Puellier